Etre entrepreneur, c’est être visionnaire !



J’invite aujourd’hui Sébastien Auger, le créateur de Business Réaction. Business Reaction accompagne les créateurs d’entreprise dans la concrétisation de leur projet en structure viable. Dans cet article, Sébastien explique l’importance de l’étape qui permet de passer de l’idée au projet concret.
 

J’ai une idée ! Et si [….?]

Ça commence souvent de cette façon : une idée, une intuition d’un nouveau produit, une compétence ou d’un service que l’on pourrait mettre sur le marché et en faire commerce…
 
On laisse alors travailler son imaginaire, on façonne son idée, son concept comme on voudrait qu’il apparaisse idéalement. On se prend à rêver d’un succès commercial, de carnets de commandes remplis, ou pourquoi pas d’une reconnaissance médiatique.
 
Beaucoup d’entreprises sont nées de cette part de rêve, mélange d’envie de bien faire et de prospérer sur sa création. Cet état quelque peu euphorique peut durer quelques heures, quelques jours… parfois plus.
 

Premières questions et retour sur Terre

Très vite vont arriver pêle-mêle pléthore de questions pratiques, économiques, financières qui vont se charger d’éloigner sensiblement le rêve pendant un temps ; ce rappel à la réalité peut être vécu de plusieurs manières et va peser sur la réflexion selon les tempéraments :
 

  • Le posé, le pragmatique. De loin la meilleure des positions, qui ne cherche pas à occulter les risques et dose le pour et le contre pour savoir si il est pertinent de transformer l’idée en projet. Défaut : le risque de perdre un peu de « folie » dans le concept initial, et donc d’ambition.
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  • L’ambitieux insouciant : faire fi des difficultés, contourner les risques et avancer en bombant le torse et se dire que quoi qu’il arrive on parviendra à ses fins… Avantage : démonstration de volontarisme qui peut s’avérer séduisant… mais gros défaut : ne pas apparaître réaliste peut largement compromettre le projet, et même le rendre caduc. Donc, un besoin de cadrage régulier pour canaliser cette fougue créatrice est nécessaire. Encore faut-il que ce soit compris et accepté par l’intéressé(e).
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  • L’hésitant, le sceptique. Il a eu une idée, mais dès l’apparition des premières contraintes il fera machine arrière, jusqu’à enterrer un projet naissant qui ne sera pas forcément mauvais. Ce genre d’attitude ne laisse pas augurer d’une réelle vocation pour l’entreprenariat. A moins qu’il manque simplement d’assurance et qu’il ait besoin qu’on mette d’avantage en lumière son talent, ses compétences et ses idées jusqu’à ce qu’il accepte la difficulté comme un paramètre normal et courant.

 
On pourrait encore énumérer d’autres comportements lors de cette phase transitoire. Ce qui est sûr, c’est que beaucoup d’idées s’évaporent d’elles-mêmes, soit parce que ce n’est pas le bon moment pour son concepteur, soit… parce que ce n’est pas la bonne vision.
 
entrepreneur visionnaire Etre entrepreneur, c’est être visionnaire !
 

La bonne vision, c’est surtout l’art de passer du virtuel au réel

Une fois passé le cap du passage de l’idée au projet, reste à fixer les étapes qui devront aboutir à la création. Le danger, c’est l’éparpillement, source d’essoufflement et de démotivation. La solution : la rigueur, s’imposer de respecter un « timing », de poser de manière réfléchie chaque pièce du puzzle qui, une fois assemblées, devront apporter du crédit et du poids pour séduire les investisseurs, les partenaires… mais aussi les futurs clients !
 
Combien voit-on de projets souffrir d’un manque de clarté parce que le créateur n’a pas su entamer une réflexion suffisante sur le fond, les moyens, les cibles de clientèle, le marché… et donc, finalement, d’un manque de vision. Exemple concret : Lors de la construction d’un Business Plan, combien s’essaient à le rédiger avant même de construire leur dossier financier ? Or, on commente les moyens que l’on se donne avec un prévisionnel que l’on a réalisé a posteriori, avec l’étude de marché qui étaye les chiffres-clés du chiffre d’affaires que l’on peut raisonnablement espérer. Et non l’inverse, au risque de ne pas paraître crédible.
 
Ne pas opposer les moyens et le but à atteindre, marier les points forts et les points de vigilance tout en conservant l’ambition de son idée initiale : Tout cela réclame que l’entrepreneur soit… visionnaire !

Crédits photos : subin

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5 commentaires à "Etre entrepreneur, c’est être visionnaire !"

  1. Un bon visionnaire et qu’il n’est pas peur d’une prise de risque. Quand on discute avec les chefs d’entreprises, ils font souvent état d’un sentiment de liberté et la recherche de l’autonomie dans leur décision et dans leur acte. Or la plus grande difficulté d’où ce besoin de planifier c’est justement cette solitude autour de son projet. Difficile de trouver une parade à ces doutes quand on a personne avec qui les partager.

    La rigueur oui mais en étant accompagné c’est encore mieux, même si on est dans cette recherche de liberté ou d’autonomie.
    AMOROSINI Marie Articles récents..Interwiew pour le blog YD New D’idées : Médailles en chocolat : Techniques de communication gourmandesMy Profile

  2. Auger dit :

    Un grand merci à Ismaël Leconte de m’avoir permis de m’exprimer sur son Blog.

    Amicalement,
    Sébastien Auger

  3. Simon Roehrer dit :

    Bonjour et merci pour cet article très intéressant.
    Mais malheureusement il y a aussi une condition clé que les futurs entrepreneurs ne devraient pas ignorer ou mettre de côté: sont ils « faits » pour être entrepreneurs, qu’ils aient ou non des idées ou une ambition? S’ils mettent de côté cette question, la réalité la leur rappellera sous la forme de pertes financières et de conséquences qui en résulteront.
    Il y a peu ou pas de site qui traite vraiment ce problème vraiment clé. Mon expérience de plusieurs dizaines d’années en ce domaine « réel » (Créateur d’entreprises, redressement de PME/PMI en grande difficulté) montre que moins de 10% des créateurs d’entreprises potentiels (qui ont un projet sans passer à l’acte) ou réels (qui démarre vraiment) sont en activité 3 ou 5 ans plus tard. Pourtant tout créateur potentiel d’entreprise peut savoir « avant » si sa personnalité convient pour être entrepreneur et augmenter ainsi ses chances de réussite ou éviter le risque de tout perdre.
    J’ai approfondi ce problème sur mon site internet sur la base de ce que j’ai vu et appliqué dans le passé lors de mes missions de remise en état de société. Cela devrait probablement être d’intérêt aux futurs entrepreneurs, en particulier les pages http://que-faire-si.com/etre-entrepreneur/ et également http://que-faire-si.com/entreprendre/
    Bon courage et bonne chance à ceux qui désirent entreprendre.

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